Rachida Dati
- Femme politique
Biographie
Rachida Dati , née le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy (Saône-et-Loire), est une femme politique française.
Magistrate de profession, elle est nommée en 2002 conseillère ministérielle de Nicolas Sarkozy, dont elle est porte-parole lors de sa campagne victorieuse pour l'élection présidentielle de 2007. Elle est membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) puis des Républicains (LR).
En 2007, elle est nommée garde des Sceaux, ministre de la Justice au sein des gouvernements Fillon I et II, ce qui fait d'elle la première personnalité politique née de parents immigrés maghrébins à occuper un ministère régalien dans un gouvernement français. Elle instaure les peines planchers, réforme le code pénal des mineurs, modifie la carte judiciaire, crée les fonctions de défenseur des droits et de contrôleur général des lieux de privation de liberté.
Députée européenne de 2009 à 2019 et maire du 7e arrondissement de Paris depuis 2008, elle est tête de liste des Républicains aux élections municipales de 2020 à Paris, lors desquelles ses listes finissent en deuxième position au second tour, derrière celles d'Anne Hidalgo. Elle devient conseillère de la métropole du Grand Paris et présidente du principal groupe d'opposition au Conseil de Paris.
Dans l'affaire Carlos Ghosn, elle est renvoyée en correctionnelle en 2025, notamment pour « corruption et trafic d'influence passifs ». D'autres conflits d’intérêts sont relevés, concernant des rémunérations non déclarées liées à GDF Suez et France Télécom, alors qu'elle était élue et prenait des positions en faveur du gaz, évoquant une possible activité de lobbying illégale. Elle est également critiquée pour sa proximité avec le régime autoritaire d'Azerbaïdjan.
Elle devient ministre de la Culture dans le gouvernement Attal en 2024, puis est reconduite dans les gouvernements Barnier, Bayrou, Lecornu I et II.
En 2025, après un an d'interruption, elle renouvelle son adhésion aux Républicains, qui l'investissent comme candidate à la mairie de Paris aux élections municipales de 2026. Son maintien au sein du gouvernement Lecornu II, et contre la position officielle des Républicains, entraîne à nouveau une procédure d'exclusion à son encontre, à la suite de laquelle elle est finalement suspendue de ses fonctions au sein du parti.
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